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Encéphalite japonaise

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22.06.2010 - Brésil - Dengue
Les vaccinations contre les maladies dues aux moustiques

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Epidémiologie

L’encéphalite japonaise est une arbovirose, due à un Flavivirus (famille de Togaviridae), transmise par les piqûres de moustiques femelles du genre Culex.

Les Culex sont des moustiques qui piquent la nuit : du coucher au lever du soleil. La transmission de la maladie ne peut pas se faire directement d’un homme à une autre.

 

Un homme peut être contaminé uniquement par la piqûre d’un moustique ayant piqué un animal infecté. Les réservoirs du virus sont les porcs, les oiseaux et plus rarement les chevaux et le bétail.

La transmission est maximale dans les zones rurales (rizières) et en zone urbaine pendant la mousson. L’encéphalite japonaise est présente sur le continent asiatique (Chine, Corée, Japon, Asie du Sud-Est et Est de l’ancienne URSS) et dans certaines régions d’Océanie. Dans les régions endémiques, ce sont surtout les enfants de 3 à 15 ans qui sont le plus souvent atteints.

 

On compte environ 50000 nouveaux cas par an, principalement chez les enfants. En Thaïlande, elle est devenue problématique car le taux de mortalité est de 10 à 20 pour 100000 habitants par an.

Symptômes

L’encéphalite japonaise est généralement asymptomatique : 1 cas sur 250 à 500 est symptomatique, cependant pour les personnes présentant des symptômes, elle est mortelle dans 25% des cas.

Après 4 à 14 jours d’incubation, la maladie va se manifester par une fièvre avec frissons, douleurs musculaires et parfois confusion mentale et rigidité de la nuque (syndrome méningé). Chez l’enfant, les symptômes prédominants peuvent être des douleurs digestives, des vomissements et des convulsions (fréquentes chez l’enfant).

Généralement, il y a une récupération sans problème, mais dans certains cas, elle peut évoluer rapidement vers une encéphalite grave avec troubles neurologiques, anomalies motrices et coma. Les enfants et les personnes âgés sont plus touchés par les formes graves.

Chez les femmes qui contractent l’infection au cours des 2 premiers trimestres de la grossesse, il y a un fort risque d’avortement.

Traitement

Pas de traitement spécifique. Traitement symptomatique.

Prévention
1. Vaccination

Il existe 3 types de vaccins contre l’encéphalite japonaise. Celui disponible en France est un vaccin inactivé distribué commercialisé sous le nom d'IXARIO

Il nécessite 2 injections en sous cutanée à J0 et J28. Il faut réaliser la première injection minimum 1 semaine avant l'exposition potentielle au virus.

 

Sont concernés par la vaccination

 

  • Les voyageurs agés de plus de 18 ans expatriés ou devant résider plus de 30 jours dans ces régions
  • Les voyageurs agés de plus de 18 ans se rendant dans ces régions, avec une activité extérieure importante, plus particulièrement dans les zones de rizières ou de marécages, pendant la période de transmission du virus, notammment la saison des pluies. Les activités suivantes sont considérées comme à risque: dormir à la belle étoile sans moustiquaire, camping, travail à l'extérieur, cyclisme, randonnée... en partticulier dans des zones où l'irrigation par inondation est pratiquée.
Ce vaccin ne peut se faire que dans un centre agréé pour la vaccination contre la fièvre jaune (voir la Liste des centres agréés).
2. Prévention contre les piqûres de moustiques

Elle réside essentiellement par :

Contre le moustique Culex, la protection doit être maximale la nuit.

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